Les salariés algériens ne sont pas satisfaits de leur rémunération. En effet, plus de 70% des travailleurs algériens pensent que leur salaire ne correspond ni au temps passé, ni à l’énergie qu’ils dépensent pour réaliser leur travail. 

Et ce sentiment de déception est profondément ressenti par les hommes comme par les femmes. Preuve en est, 77.9 % des hommes algériens qui occupent un emploi s’estiment sous payés et mal-rémunérés, nous apprend à ce sujet une enquête de l’Office national des statistiques (ONS). Les femmes, quant à elles, elles sont au moins 72.6 % à penser qu’elles sont mal-rémunérées.

La problématique des salaires demeure donc un enjeu primordial dans notre pays. Mais face aux dangers de la mal-vie et de la précarité, les hommes comme les femmes en Algérie acceptent n’importe quel travail à condition de ne pas rester au chômage. Et les chiffres de l’ONS confirment ce constat.

Ainsi, 90.1 % des hommes acceptent un travail loin de leur domicile et 89 % d’entre eux acceptent également un emploi dans n’importe quel secteur d’activité. Quant aux femmes, 70.3 % d’entre elles acceptent un poste de travail en inadéquation avec leurs aptitudes professionnelles. 79.6 % des femmes acceptent aussi de travailler dans n’importe quel secteur d’activité pour ne pas subir les galères du chômage. 20.6 % des Algériennes travaillent hors wilaya et 24 % d’entre elles acceptent des emplois pénibles ou insalubres pour subvenir à leurs besoins.