Les diplômés des filières lettres, droit et sciences sociales sont les plus exposés au chômage en Algérie. Les débouchés professionnels de ces filières sont de plus en plus rares et les jeunes diplômés de ces spécialités font partie des Algériens qui trouvent le moins d’opportunités de travail. 

Les statistiques approfondies de l’Office National de Statistiques (ONS) confirment ce constat amer. Entre 14 et 15 % des diplômés de ces filières universitaires demeurent prisonniers du chômage. Pour les diplômés des spécialités de droit et commerce, le taux de chômage atteint jusqu’à 29 %.

En revanche, le taux de chômage des diplômés des filières scientifiques en relation avec l’industrie et l’ingénierie ne dépasse pas les 15 %. Les diplômés des spécialités sciences de la vie, mathématiques, physique et informatique ne sont guère choyés et le taux de chômage au sein de cette communauté université dépasse les 18 %. C’est dire enfin que l’étudiant algérien doit prendre en considération les besoins du marché du travail lorsqu’il jette son dévolu sur une filière universitaire.