Messieurs, 

Air Algérie vient d’écoper d’une amende très salée de 150 millions de dollars canadiens lors de son procès en arbitrage international contre le groupe canadien SM International. Les faits remontent à juin 2013 quand l’ex-PDG d’Air Algérie, M. BOULTIF, au lieu de s’occupe de redresser la compagnie nationale et redorer le blason du pavillon national, décide de résilier le contrat de construction du nouveau siège d’Air Algérie d’une manière unilatérale.

Le voilà qui plombe ses fiances déjà dans le rouge en offrant gratuitement et à des étrangers 150 millions de dollars canadiens de la poche de la diaspora, saignée à blanc par la cherté des billets, ainsi que les colossales subventions étatiques – versées à Air Algérie – qui auraient été mieux utilisées ailleurs.

En cette période de crise, où le coteau a atteint l’OS, et vu que la compagnie Air Algérie est déficitaire depuis des décennies à cause de la mauvaise gestion de l’armada de PDG qui se sont succédés à sa tête sans jamais régler son principale problème : le sureffectif. Oui, le sureffectif a résisté à neuf gouvernements OUYAHIA (connus par les licenciements de masse dans les sociétés publiques, mais jamais pour les compagnies nationales infestées de népotisme) !

La diaspora refuse catégoriquement de payer les pots cassés de M. BOULTIF. Le peuple tout entier refusera que les subventions étatiques versées à Air Algérie soient utilisées pour classer, encore une fois, “sans suite” une erreur sur le choix d’un haut fonctionnaire.

  1. BOULTIF doit payer les 150 millions de dollars canadiens et non pas Sonatrach, ni la Diaspora …. Sinon les avions de la compagnie nationale (qui a été transformée en un centre social pour les familles et les amis des responsables algériens) seront saisis, comme fut le cas pour l’avion qui a été cloué au sol belge. D’ailleurs, encore une fois, c’est M. BOULTIF qui avait mis le nez de l’Algérie dans la merde.

L’Ex-PDG d’Air Algérie, M. BOUABDALLAH, avait accusé M. BOULTIF d’être le premier responsable de la mort de 112 personnes survenue lors du crash AH5017 : « M. BOULTIF serait en cause pour avoir « autorisé le relèvement de l’âge maximum des avions affrétés par Air Algérie », selon M. BOUABDALLAH. L’avion qui s’est crashé était « vraisemblablement vieux et en mauvais état, toujours selon la même source (M. BOUABDALLAH ndlr). »

 

Comme d’habitude la justice algérienne ne va pas s’auto saisir du dossier, pourtant il y a eu 112 morts et l’image de l’Algérie a été souillé !

Oui, nous vous demandons et nous insistons d’infliger cette amende très salée à l’Ex-PDG, qu’il paie les 150 millions de dollars canadiens de sa poche, car c’est lui qui avait refusé une solution à l’amiable.

Saviez-vous que le directeur de la société canadienne SMI, M. Poulin, est venu à Alger en 2013, en parcourant 6253 kms, pour voir et chercher une solution avec M. BOULTIF afin de retirer sa requête en arbitrage. Cependant, M. BOULTIF le “CHIKOUR” arrogant n’a pas voulu le recevoir, alors que M. Poulin est arrivé jusqu’au bureau de sa secrétaire, soit à 3 ou 4 mètres qui le sépare de lui ! (Ci-joint, une copie du courrier de proposition d’une solution à l’amiable).

Cet individu qui avait traité la communauté algérienne de ZIGOTO en 2014 et mit à bas Air Algérie, et continue avec cette nouvelle affaire, a eu une prime de départ pour avoir coulé la compagnie : 1 milliard de centimes d’indemnité, une voiture de fonction pendant deux ans et tous les autres avantages … sans présenter son bilan macabre.

Vous avez fait la même chose avec le PDG actuel, M. Bakhouche Alleche, il est passé à télévision pour se vanter d’avoir autorisé un enfant de 10 ans à prendre les commandes d’un avion en plein vol !, au lieu de le sanctionner, vous l’avez titularisé.

D’ailleurs, il a fait le 5 octobre des déclarations mensongères, destinées pour la consommation médiatique, disant qu’il y a uniquement 3000 salariés en trop. Or, M. Abdelmalek SELLAL avait confirmé qu’il y a plus de 7000 salariés de trop (sans régler le problème). Le PDG dit que la concurrence pénalise Air Algérie, alors qu’Air Algérie et Aigle Azur forment un duopole, identique au duopole FLN-RND ou le duopole ENTV-Ennahar ou le duopole FCE-UGTA ou le duopole Gouvernement-APN, …etc., et se partagent la quasi-totalité des aéroports algériens et des lignes aériennes au départ et vers l’Algérie.

Cependant, il n’y a pas de réelle concurrence, vu que tout se négocie à l’avance comme l’exige les accords bilatéraux. Voir sur l’URL ci-dessous, l’article 14-Tarifs des accords bilatéraux franco-algériens relatif aux services de transport aérien :

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2009/2/13/MAEJ0902410D/jo/texte)

Déclaration de SELLAL :
http://www.reporters.dz/index.php/item/76751-air-algerie-souffre-de-surcharge-d-effectifs-selon-sellal

Déclaration du PDG Bakhouche Allèche
https://www.tsa-algerie.com/air-algerie-necarte-pas-une-hausse-des-tarifs-de-ses-billets/

Nous réclamons pour la énième fois qu’un audit financier soit établi par des experts indépendants ainsi que la publication de tous les bilans financiers de la “compagnie” déficitaire Air Algérie. Le dernier publié date de 2009 ! Le retrait de la rubrique « bilan financier » du nouveau site web de la compagnie n’est qu’un jeu de gamin ! EKEBROU CHOUIYA (Élevez-vous un peu).

En cette période de crise, où le coteau a atteint l’OS, qu’attendez-vous pour supprimer les subventions étatiques octroyés à Air Algérie ? Une compagnie qui schématise fidèlement le fonctionnement du pouvoir algérien : dépendance de la rente pétrolière, mauvaise gestion, incompétence, népotisme, bilan financier déficitaire, etc.

En cette période de crise, où le coteau a atteint l’OS, pourquoi vous maintenez les 34 agences à l’étranger, dont 7 en France, et pourquoi vous maintenez le local de l’agence de Paris dont le loyer dépasse les 100.000 €/mois ? Royal Air Maroc n’a qu’une seule agence en France et arrive à concurrencer les meilleures compagnies Low-Cost du monde (qui proposent aux marocains des billets à partir de 20€) avec le même nombre d’appareils et 1/3 du personnel d’Air Algérie.

En cette période de crise, où le coteau a atteint l’OS, pourquoi vous ne supprimez pas la célébration illusoire du premier novembre à l’étranger – ambassades et consulats d’Algérie – dans les salons de luxe avec des moutons méchouis et du “Pikhou” (alcool) à volonté ? EL-MENDBA, la majorité des invités sont des responsables d’associations de CHITTA et leurs « amies ».

Monsieur OUYAHIA, vous prétendez pouvoir redresser l’économie rentière algérienne (La même promesse était inscrite dans le programme du Conseil National de Transition de 1994 présidé par le RNDiste BENSALAH et vous-même, vous étiez le premier ministre. Ci-joint, une copie du programme du CNT), CHICH redressez Air Algérie et faite la tourner sans subventions ?

Plus simple encore, CHICH nettoyez les rues algériennes (des 1534 communes et non pas d’Alger) des « PARKINGEURS » et installez des parcmètres à leur place, … ça vous permettra de pomper un peu d’argent des poches d’algériens ou encore plus simple et surtout indispensable, équipez la capitale de l’Algérie, là où résident les meilleurs responsables de toute la galaxie, en toilettes publiques payantes.

En parlant des promesses, sur la liste de revendications de la communauté algérienne, qui vous a été remise par l’association ALCAEE et par l’Ex-coordinateur du RND France-Nord, M. Mouloud AMARI, qu’avez réalisé au juste ? (Ci-joint, une copie du mémorandum que vous avez reçu maintes fois) : cherté du transport, rapatriement des corps, renouvellement des passeports des harragas, …etc. RIEN, NADA, NOTHING, NIET, WALOU, OULECH !

Pire encore, vous avez orchestrez une constitution discriminatoire envers la communauté. Et puis, quand l’opérateur téléphonique Shosh nous propose une offre permettant de communiquer avec nos proches, c’est Mobilis qui rompe unilatéralement le contrat. Et oui, les pseudos-sociétés nationales ne proposent des services aux algériens et empêchent les compagnies étrangères de le faire (MA RAHMOU, MA KHALAW RAHMAT RABI TENZEL) !

Si vous ne répondez pas à ce courrier, en continuant la politique de l’autruche et le mépris total à l’égard des algériens, nous nous autorisons tout moyen pacifique pour faire entendre notre voix, assumez vos choix !

Rappelons-le encore une fois, nous ne demandons pas une faveur, mais plutôt l’équité dans la possibilité de bénéficier de tarifs concurrentiels et payer le “juste prix” du billet fixé par le libre jeu de la concurrence, et non pas celui dicté par les compagnies Air Algérie et Algérie Ferries.

Dans l’attente de faire payer M. BOULTIF la somme réclamée, l’arrêt immédiat des subventions étatiques à Air Algérie (ainsi que Algérie Ferries) et l’ouverture des marchés aérien et maritime à la vraie concurrence, nous vous présentons nos salutations protocolaires.

 

                     Le Collectif Contre la Cherté des Transports vers l’Algérie (CCTA)

Lettre adressée au Premier ministre, Ahmed OUYAHIA

Ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani ZALANE 

Paris, le 10 octobre 2017