A l’heure où le gouvernement évoque la construction et la distribution de millions de logements, des familles algériennes vivent dans le dénuement le plus absolu. C’est le cas de Araar Ahmed. Cet handicapé, âgé de 55 ans, réside dans un deux-pièces, d’une superficie de 40M2. Il loge, dans un quartier de la ville de M’sila, avec sa femmes, ses trois filles et sa mère, âgée de 90 ans.

La maison est étroite et ne dispose même pas de fenêtres. L’unique porte de la maison donne directement sur la rue. C’est dire que la famille n’a même pas un minimum d’intimité. Selon la section locale de la Ligue algérienne de la défense des Droits de l’Homme (LADDH), la famille vit dans cette misère depuis 1984.

Sur le plan matériel, la famille vit avec un revenu de 10 000 DA. Le chef de famille perçoit une pension d’handicapé de 4000 DA. Ce qui contraint poussé l’épouse à travailler comme femme de ménage pour un modique salaire de 6000 DA.

L’handicap qui touche Ahmed Araar l’empêche donc de défendre son dossier de logements. Il a déposé une demande de logement depuis plusieurs années. Mais il n’a jamais figuré sur une quelconque liste de bénéficiaires.

A cause de la pauvreté, les 6 filles de la famille -3 sont mariées- ont été déscolarisées. Les trois filles célibataires vivent toujours avec leurs parents.

Plus grave encore, Ahmed Araar, devenu handicapé suite à une opération chirurgicale, ne parvient même pas à se soigner à cause de ses revenus très dérisoires. Pourtant, officiellement, l’Algérie compte des dizaines d’hôpitaux censés dispenser des soins gratuits. Et nos dirigeants s’évertuent à déclarer que les transferts sociaux se comptent en milliards de dollars !