La crise qui touche l’économie algérienne n’épargne aucun secteur. Même la presse est frappée de plein fouet par la chute drastique des cours du pétrole.

Ainsi, selon de l’aveu même du ministre de la Communication, a indiqué, lundi sur les ondes de la radio nationale, qu’un total de 26 quotidiens et 34 hebdomadaires ont disparu du paysage médiatique national depuis 2014. Il a relevé toutefois, qu’en dépit de cette situation, celui-ci reste « dense », avec l’existence encore de 140 titres.

Et ce n’est pas fini. Djamel Kaouanel n’a pas exclu que d’autres titres puissent disparaître à l’avenir, considérant que cela est une « conséquence évidente d’une crise économique et purement financière ». « Il n’échappe à personne que nous sommes en crise, le modèle économique est devenu obsolète partout dans le monde »,   a-t-il observé, évoquant « la fulgurante progression » d’internet et de   ‘toutes les passerelles qu’il peut offrir ainsi que l’influence grandissante ».

Parmi les titres surendettés, le ministre de la Communication a fait référence à Echourouk. « Je peux juste vous dire qu’il y a un quotidien qui se targue d’avoir le meilleur tirage, mais qui a également cumulé la plus grosse dette », a-t-il indiqué. Mais il considère que c’est « problème entre deux entreprises ».

Comme solution, Djamel Kaouane demande aux entreprises de presse de s’adapter. « La presse doit absolument faire sa mue et mettre le pied dans le 21éme siècle marqué par le défi du numérique. Pour être attractive et reprendre ses lettres de noblesse, celle-ci doit revenir à sa vocation initiale et universelle, celle d’informer », a-t-il préconisé.