Noureddine Boukrouh fait à nouveau parler de lui. L’home politique, qui fut ministre du Commerce au début des années 2000, a attaqué de manière véhémente trois hommes politiques qui ont signé dimanche, dans la presse, une pétition dans laquelle ils demandent notamment à l’armée de cesser de soutenir le clan Bouteflika. 

Pour le fondateur du PRA (Parti du Renouveau algérien), l’initiative de Abdenour Ali-Yahia, Ahmed Taleb-Ibrahimi et Rachid Benyellès est « un plagiat » de celle qu’il a lancée lui-même il y a quelques semaines.

“Un trio de « personnalités nationales » a repris sous sa signature, pratiquement mot à mot, les idées contenues dans mon Initiative sans la moindre allusion à l’existence de celle-ci, m’obligeant à exprimer mon indignation face à cet agissement qui n’ajouté à la matière plagiée qu’un simple « ça suffit ! » dont il attend peut-être un effet de souffle nucléaire et une fausseté, seule trace d’innovation où les intéressés affirment que « notre destin a été confisqué depuis près de vingt ans », écrit Noureddine Boukrouh qui s’indigne de fait que son initiative, à lui, a été accueillie « dans un silence religieux par la classe politique ».

“Il eut mieux valu pour ces personnalités de continuer de se taire plutôt que de commettre cette forfaiture intellectuelle et morale à un âge cumulé qui avoisine les trois siècles”, assène-t-il encore. Les propos de Boukrouh ont choqué de nombreux commentateurs algériens qui lui reprochent son “égocentrisme” exacerbé. Au lieu de s’unir dans un front commun favorable au changement, Boukrouh descend en flammes les autres opposants qui essaient de se mobiliser pour une alternative à l’actuel statu-quo. Une sortie qui témoigne bel et bien d’un manque de maturité politique inquiétant à l’heure où l’Algérie a besoin de toute son élite.

Rappelons enfin que dimanche, Abdenour Ali-Yahia, Ahmed Taleb-Ibrahimi et Rachid Benyellès ont signé un document dans lequel ils demandent notamment de barrer la route à un 5èmemandat présidentiel. Ils invitent également l’armée à une neutralité positive.