L’Etat algérien va traquer à partir de janvier 2018 les personnes les plus riches pour le soumettre à l’impôt sur la fortune, une nouvelle disposition prévue par la Loi de Finances 2018. Une nouvelle mesure à travers laquelle l’Etat espère récupérer de nouvelles précieuses ressources financières en cette période de crise très aiguë.  

Et pour permettre l’application de ce nouvel impôt, les autorités algériennes vont ficher tous les algériens qui achètent des véhicules dont le prix dépasse les 10 millions de Da, à savoir le 1 milliard de centimes.

En effet, la nouvelle Loi de Finances  fait obligation aux concessionnaires automobiles de transmettre à l’administration fiscale un état détaillé (nom, adresse) des clients ayant acquis des véhicules de tourisme dont le prix dépasse 10 millions DA.

Ainsi, le premier critère établi par l’administration fiscale algérienne pour repérer les personnes riches sera la gamme du véhicule. L’Algérie s’inspire ainsi de l’ancien modèle français où les voitures de luxe sont considérés comme des signes extérieurs de richesses. Des signes sur lesquels se basent le calcul de l’Impôt de solidarité sur la fortune qui concerne les citoyens français les plus riches.

Reste à savoir enfin comment le fisc algérien va faire pour traiter la problématique du marché informel des véhicules où de nombreuses voitures de luxe sont proposées à la vente sans qu’il y ait le moindre contrôle fiscal. Ces marchés fort nombreux à travers le pays seront-ils également concernés par ce fichage ? La Loi de Finances 2018 ne fournit, pour l’heure, aucune indication à ce sujet alors que le recours au marché informel pour fuir ces nouvelles taxes risque de se renforcer à l’avenir.