Le milliardaire égyptien Naguib SAWIRIS n’a toujours pas digéré la décision du Tribunal d’Arbitrage du Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI) rendue à la fin du mois Mai 2017.

Pour rappel, ORASCOM TMT Investments S.à r.l, une des entreprises du magnat des télécoms égyptien Naguib SAWIRIS, avait engagé au mois de Novembre 2012 une plainte enregistrée sous le N° : CIRDI ARB/12/35 contre l’Algérie.

ORASCOM avait alors déclaré faire l’objet de pratiques illégales de la part du gouvernement algérien, l’empêchant de continuer son activité en Algérie, ce qui l’avait poussé à essayer de vendre Djezzy, avant que l’Etat algérien ne l’exproprie en usant de son droit de préemption.

Naguib SAWIRIS avait alors réclamé 4 Milliards de Dollars à l’Algérie.

Le CIRDI, organe de la banque mondiale, avait rendu sa sentence le 31/05/2017 en concluant que :

  1. les demandes présentées dans le présent arbitrage sont irrecevables et le Tribunal ne peut exercer sa compétence pour statuer sur ce différend ;

 

  1. la Demanderesse (ORASCOM TMT Investments S.à r.l) remboursera à la Défenderesse (République Algérienne Démocratique et Populaire) les montants que celle-ci a versés au CIRDI au titre des frais d’arbitrage ;

 

  1. la Demanderesse (ORASCOM TMT Investments S.à r.l) payera 2.842.811,01 dollars américains, plus 58 382,16 euros à la Défenderesse (République Algérienne Démocratique et Populaire), à titre de contribution aux honoraires d’avocats et autres frais exposés par celle-ci dans le cadre du présent arbitrage.

 

Le 2 octobre dernier, le cabinet d’avocats : White & Case, basé à Washington DC et représentant les sociétés de SAWIRIS, a déposé une requête en annulation à la Direction Générale du CIRDI.

Ainsi donc, une fois encore, l’affaire Djezzy est relancée.

Cette entreprise qui a coûté plus de 4 Milliards de dollars à l’Algérie et qui depuis, a perdu sa position de leader sur le marché des Télécom en Algérie, ne cesse de voir ses chiffres baisser par une gestion désastreuse depuis l’arrivée de Vincenzo Nesci en 2012, qui comme nous l’avions rappelé dans nos précédentes éditions est l’homme de confiance de Naguib Sawiris avec qui il est associé dans de nombreuses entreprises.