L’Algérie est en crise financière. L’argent manque dans ses caisses. Mais cette situation inextricable ne semble pas pouvoir l’empêcher de participer au financement des institutions internationales. 

Preuve en est, ce mercredi le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a approuvé  la participation de l’Algérie à la  reconstruction des ressources de l’Association internationale pour le développement (AID) qui est une filiale de la Banque mondiale. L’Algérie va donner pas moins de 25 millions de dollars libérables sur une durée de onze (11) ans pour financer les activités de l’AID, a-t-on appris avoir consulté le document final ponctuant les travaux du Conseil des Ministres qui s’est tenu aujourd’hui mercredi à Alger.

Soulignons enfin que l’Association internationale pour le développement accorde des prêts à long terme (échéances de 20, 35 ou 40 ans, assorties d’un délai de grâce de 10 ans, avant de devoir commencer à rembourser le principal) aux pays les plus pauvres de la planète.   Depuis sa création, l’AID a prêté 500 milliards de dollars à 108 pays, dont la moitié à des pays africains, ciblant des projets de développement dans des domaines tels que l’éducation, la santé, les dispositifs de sécurité sociale, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement (36 %), la loi, la justice et l’administration publique (23 %), les infrastructures (14 %), l’agriculture et le développement rural (8 %).