Baisse du budget de fonctionnement, réduction du déficit budgétaire, augmentation des transferts sociaux et instauration d’un impôt sur la fortune : le projet de la loi de Finances 2018, adopté mercredi en Conseil des ministres, n’apporte pas de révolution. Mais le gouvernement compte poursuivre l’effort de dépenses avant de parvenir à l’équilibre des finances publiques dans les 5 ans à venir.

Selon les premières conclusions contenues dans le communiqué du conseil des ministres, « Le déficit global du Trésor s’élèvera ainsi à près de 9% du Produit intérieur brut contre plus de 14% pour l’exercice 2016 ». Concrètement, le projet affiche 6521 milliards DA (près de 60 milliards de dollars) en recettes et près de 8628 milliards DA en dépenses (près de 80 milliards de dollars). Du coup, il faudra trouver l’équivalent de 20 milliards de dollars. Un déficit qui sera couvert par la planche à billet. Mais le gouvernement espère revenir à l’équilibre d’ici 5 ans.

Pour le volet du budget, le gouvernement va réduire, symboliquement, le budget de fonctionnement. Il s’élèvera à 4584 milliards DA (autour de 44 milliards de dollars), en baisse de 7 milliards DA par rapport à l’exercice en cours. Une baisse très minime. Mais le gouvernement veut en faire un geste symbolique.

En revanche, le budget d’équipement va augmenter. Pour l’année prochaine, Les crédits de paiements inscrits pour 2018 s’élèvent à 4043 milliards DA (contre 2291 milliards DA pour l’année en cours).  Les allocations prévues pour le budget d’équipement couvrent notamment « la relance des projets gelés dans les secteurs de l’éducation nationale, de la santé, et des ressources en eaux, ainsi qu’un effort plus soutenu en direction du développement local. Le budget d’équipement de l’année prochaine contient également une provision de 400 milliards DA pour le remboursement des entreprises locales et étrangères qui détiennent des créances sur l’Etat et ses démembrements.

Par ailleurs, la Loi de Finances 2018 instaurera, pour la première fois, un impôt sur la fortune qui sera imposé pour les fortunes estimées à plus de 50 millions de dinars.