L’Algérie a perdu énormément de diplômés universitaires durant la période s’étalant entre 2003 et 2012. Les chiffres révélés par un rapport du Conseil national économique et social (Cnes) dont Algériepart détient une copie indiquent que les diplômés universitaires représentent pas moins de 23,3 % des migrants qui ont fui vers l’étranger pour s’installer sous des cieux plus cléments. 

Ce même rapport nous apprend également que la majorité des diplômés algériens installés durant cette même période en France ont obtenu leur diplôme… en Algérie. En effet, 54,3% des migrants algériens établis en France ont obtenu leur diplôme dans leur pays d’origine avant d’entrer en France, contrairement par exemple aux migrants marocains (32%).

Il est à souligner qu’officiellement, la communauté algérienne à l’étranger s’élève à plus de 2 millions de personnes inscrites auprès de nos représentations consulaires, soit 4,4% de la population algérienne. Or, le poids de cette communauté est certainement plus important “compte tenu que tous nos compatriotes ne s’inscrivent pas systématiquement auprès des consulats algériens à l’étranger”, reconnaît à ce propos le CNES.

“Ces données attestent de l’importance de notre communauté avec 90% des algériens immatriculés en Europe, dont 80% en France”, conclut enfin la même source.