Les autorités algériennes sont très inquiètes. Les compagnies pétrolières internationales boudent le pétrole algérien. Et c’est le ministre de l’Energie qui vient de le reconnaître :  “Nous avions lancé quatre ou cinq appels d’offres pour l’exploration mais qui ont été infructueux”, a-t-il dit lors de l’ouverture des travaux de la réunion du Conseil d’affaires algéro-américain. 

“Face à cette situation, nous avons donc engagé une réflexion et nous sommes en train de travailler sur la loi relative aux hydrocarbures en vigueur et sur ses aspects fiscaux, (de façon) que l’investisseur et l’Algérie soient gagnant-gagnant”, a-t-il affirmé également pour signifier clairement que l’Algérie va chambouler une nouvelle fois ses lois pour drainer et séduire les investissements internationaux.

En clair, l’Algérie a cruellement besoin des compagnies pétrolières étrangères pour renforcer sa production en hydrocarbures. Sonatrach, à elle-seule, ne peut pas supporter le coût énorme des explorations des nouveaux gisements gaziers et pétroliers. Cette “situation (de l’infructuosité de ces appels d’offres) ne pouvait continuer (sans réagir) alors que les revenus (pétroliers) s’amenuisent et les activités de recherche et d’exploration diminuent”, a reconnu à ce sujet le ministre de l’Energie.

Le ministre a souligné enfin que l’actuel dispositif fiscal avait été introduit dans la loi en vigueur dans un contexte où le baril du pétrole était à plus de 100 dollars. “Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec un baril qui tourne autour de 50 dollars. Nous ne pouvons appliquer le même dispositif fiscal aussi bien pour un baril à 150 dollars qu’à 50 dollars, car l’investisseur ne viendra pas puisque non intéressé”, a-t-il conclu pour préparer les Algériens à des futurs changements radicaux dans la loi sur les hydrocarbures.