Air Algérie a été sévèrement sanctionnée par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de Commerce International (CCI) dont le siège est à Genève en Suisse. La compagnie battant pavillon national a été condamnée le 31 août dernier à verser la somme de 15 millions de dollars US en guise de dédommagement à la société canadienne SMI, a appris Algériepart de plusieurs sources proches de ce dossier. 

En pleine crise financière qui paralyse le pays et au moment où cette compagnie publique a besoin de toutes ces ressources financières pour se moderniser, elle subit une cuisante défaite dans un arbitrage international qui risque de lui causer encore beaucoup d’ennuis.

Et pour cause, si Air Algérie s’aventure à ne pas payer cette somme à la société canadienne, des avions de notre compagnie nationale peuvent être saisis et retenus à l’étranger sur décision de la même Cour Internationale d’arbitrage. Air Algérie a donc intérêt à mobiliser rapidement  cette enveloppe de 15 millions de dollars pour ne pas se retrouver dans une situation encore plus compliquée.

Il faut savoir que ce procès intervient après plusieurs années de bras de fer avec le canadien S.M. International Construction Inc. (SMi), un groupe mondial qui réalise en ce moment pas moins de 16 milliards de dollars de marchés à travers le monde. Ce dernier avait décroché en 2011 le marché de la construction du nouveau siège d’Air Algérie à Bab Ezzouar, un quartier d’affaires situé dans la banlieue d’Alger. Le contrat a été signé en février 2011 et la notification de démarrage des travaux n’a eu lieu qu’en juin 2011.

Mais après le départ de Wahid Bouabdallah de l’exécutif d’Air Algérie, un conflit éclate brusquement avec les canadiens et Air Algérie a adressé une mise en demeure à SMI. Le contrat ayant été résilié en 2013, le groupe canadien a engagé une procédure d’arbitrage international. Il avait réclamé 90 millions d’euros de dommages et intérêts à Air Algérie.