L’Algérie, un pays pétrolier qui manque de…. pétrole ! Oui, cette situation paradoxale est réelle pour la simple raison qu’il faut à l’Algérie beaucoup de quantités de pétrole pour satisfaire ses besoins nationaux et ses exportations vers l’étranger qui lui ramènent les précieuses devises en dollars et en euros. 

Dimanche, le Directeur de la planification Sonatrach, A. Mazighi, a parfaitement résumé la situation. Lors de la visite d’Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, à Arzew, ce haut responsable de Sonatrach a confié que notre pays a besoin d’une production annuelle de 190 millions TEP pour répondre à ses besoins nationaux et à l’exportation.

Or, jusqu’à aujourd’hui, Sonatrach n’a produit que 106 millions de tonnes équivalent pétrole en 2017. Une quantité qui a permis au groupe pétrolier national d’engranger une recette de plus de 31 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, soit un excédent de plus de 4 milliards de dollars par rapport à la même période de l’année 2016.

Mais cette performance demeure insuffisante tant que Sonatrach n’a pas atteint la barre des 190 millions de tonnes équivalent pétrole. Et pour ce faire, l’Algérie renforce ses recherches et ses travaux d’exploration.

Des recherches qui commencent à payer puisqu’au cours de cette année, 26 nouveaux gisements de pétrole et de gaz ont été découverts dans le Nord et le Sud du pays, a-t-on annoncé lors d’une communication sur les activités de Sonatrach, présentée au Premier ministre Ahmed Ouyahia.

“Ces découvertes ont été faites par les équipes de Sonatrach durant la période allant de janvier à fin septembre 2017. Ces nouveaux gisements représentent des réserves estimées à 130 millions tonnes équivalent pétrole (TEP)”, a précisé toujours le Directeur de la planification du Groupe pétrolier national, A. Mazighi Sonatrach lequel prévoit plus de 30 nouvelles découvertes avant fin 2017 alors que, durant toute l’année dernière, 30 découvertes ont été réalisées.

Avec ces nouvelles découvertes, l’Algérie espère renforcer sa production pétrolière et répondre enfin à ses besoins économiques.