Créé en 2015 pour tenter de capitaliser l’engouement enregistré lors des élections présidentielles de 2014, Talaïe-El-Houriyat, le parti présidé par Ali Benflis, ne semble être qu’un géant sur des pieds d’argile. Le parti politique n’a même pas réussi à constituer des listes en vue d’une bonne participation lors des élections locales du 23 novembre prochain.

Selon diverses sources, le parti que préside Ali Benflis ne sera présent, lors du scrutin qui permettra de renouveler les assemblées locales, que dans 39 communes à travers le pays. Un bilan très maigre comparé aux ambitions affichées par Ali Benflis, arrivé officiellement deuxième lors des présidentielles de 2014 avec au moins 1,2 millions de voix.

Cette incapacité de ce parti à constituer des listes électorales dans beaucoup de régions est expliquée, par les responsables de Talaë El-Houriyat, par les écueils imposées par l’administration. Cela se traduit notamment par l’obligation faite aux partis et candidats qui n’ont pas recueilli plus de 4% des voix lors des dernières élections locales de 2012 de faire recours à des parrainages d’élus ou d’électeurs.

Mais il semble que l’administration s’est montrée plus exigeante avec les listes de Talaïe-El Houriyat qu’avec d’autres formations. Exemples : les candidats du parti de Benflis ont été obligés, à chaque fois, de se faire accompagner par les électeurs qui voulaient signer leurs parrainages. Une manœuvre délicate dans un pays où l’engagement politique n’a pas beaucoup de sens.

Mais cela signifie également que cette formation politique a été incapable de mobiliser un maximum de citoyens. Si c’était le cas, le problème des parrainages et des signatures ne se poserait pas.