Un concert de klaxon. C’est dans ce brouhaha qu’une soixantaine de policiers,douanes et CRS ont procédé au contrôle de 700 passagers et de 440 véhicules mercredi matin, sur le port de Marseille ( Bouches-du-Rhône). Tous étaient inspectés, de près ou de loin, avant de prendre la direction d’Alger ou d’Oran (Algérie) par ferry. De quoi retarder (le moins possible d’où un tel dispositif) la file d’attente et de susciter un peu d’impatience.

Cette opération, d’envergure nationale et même européenne puisque 29 pays étaient concernés, était menée à la fois par les CRS, les douaniers, la sûreté publique et la police aux frontières. En tout, une soixantaine de personnes étaient mobilisées. « Il s’agit de lutter contre tous les trafics, d’armes, de stupéfiants, de voitures volées et de faux documents », explique la responsable de l’opération, Marjorie Ghizzoli, commissaire divisionnaire et chef de la sûreté départementale des Bouches-du-Rhône.

Coffres remplis, parfois même jusqu’à en déborder, valises empilées sur les barres de toit, la principale difficulté saute aux yeux : beaucoup de véhicules sont pleins à craquer. Il s’agit aussi de repérer les véhicules suspects parmi les 500 contrôlés en cette matinée. Les numéros de séries sont inspectés, mais pas seulement. « On se base essentiellement sur notre expérience. On vérifie la cohérence des papiers fournis mais les techniques de maquillage évoluent beaucoup. On se doit d’évoluer en même temps », dévoile sans trop en dire un agent de la police aux frontières.

Les personnes contrôlées ne semblent pas si étonnées que ça devant un tel dispositif. Adem, dont le 4X4 qui sent le neuf est méticuleusement inspecté par l’expert en voitures maquillées, reste calme. « J’arrive de Metz je suis venu voir de la famille et des amis et je retourne à Alger. Ça ne m’étonne pas de tels contrôles et je trouve ça logique » considère-t-il.

Si le bilan comptable de la journée peut sembler maigre, 21 contraventions, cinq défauts de permis et quatre défauts d’assurance, de telles opérations servent de laboratoire pour les forces de l’ordre. « Les éléments récoltés nous permettent de confirmer ou d’infirmer certaines pistes. Ils nous servent de base de données pour confronter les directions à prendre dans notre travail. », explique-t-on à la sûreté départementale. L’envergure de l’opération, 29 pays européens, permet également de centraliser beaucoup d’informations précieuses.

Source : 20 Minutes