L’Algérie dépense annuellement pas moins d’un milliard de dollars pour importer du carburant alors qu’elle est censée le produire sur son propre territoire. Cette situation paradoxale s’explique par le manque cruel de raffineries dont souffre notre pays. 

 

“L’entrée en activité prochaine des projets de raffineries permettra de cesser les importations des carburants dans quelques années”, a, d’ailleurs, rassuré à ce propos Ahmed Ouyahia.

Il a indiqué, à ce sujet, que 11,5 millions tonnes de carburants sont raffinés en Algérie. Mais la consommation, qui a explosé ces dernières années, a atteint 15 millions de tonnes de carburants annuellement. Pour combler ce déficit, un volume de 3,5 millions de tonnes de carburants/an est importé actuellement, selon ses chiffres.

Mais «cela cessera dans quelques années» grâce à l’entrée en activité prochaine de plusieurs raffineries, a-t-il avancé. Ainsi, a détaillé le Premier ministre, la raffinerie d’Alger sera livrée en décembre 2018 tandis que les travaux de réalisation de la raffinerie de Hassi Messaoud seront entamés en janvier 2018.

En outre, l’appel d’offres pour la raffinerie de Tiaret sera lancé «très bientôt (…) Une fois toutes ces réalisations finies, le pays deviendra exportateur de carburants», a soutenu le Premier ministre. Avec ces nouvelles raffineries, l’Algérie économisera enfin ses devises dont elle cruellement besoin pour soutenir son développement en cette période de crise.