C’est une première. Une directive de la wilaya de Mostaganem, à l’ouest du pays, instruit les transporteurs de voyageurs et les chauffeurs de taxis de ne plus transporter des “migrants subsahariens” en situation irrégulière sur le territoire national.    

Selon cette instruction, tout opérateur qui s’aventurerai à ne pas respecter cette nouvelle obligation risque tout simplement la “prison ferme”. Or, un chauffeur de bus ou de taxi est-il habilité à vérifier quotidiennement la conformité des documents des personnes avec lesquelles il doit accomplir son trajet ? De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une mesure “illégale” et “arbitraire”. L’avocat Salah Debbouz, président du Bureau de la LADDH (ligue Algérienne de défense des droits de l’homme), a dénoncé une “mesure raciste” qui cible les migrants subsahariens. “Le gouvernement algérien est-il devenu une autorité raciste et fasciste ?”, s’interroge en dernier lieu ce fervent défenseur des droits de l’homme.