Quelques jours après avoir annoncé, à l’Assemblée populaire, la possible instauration d’une taxe sur les voyages à l’étranger, Ahmed Ouyahia a fait marche-arrière. “Il n’y aura pas de taxe sur le voyage, ni en 2018 ni en 2019”, a-t-il indiqué, mercredi, devant les membres du sénat. Le Premier ministre répondait aux parlementaires qui l’ont interpellé sur le plan d’action de son gouvernement.

Par contre, le Premier ministre a confirmé l’instauration d’une taxe sur la fortune qui sera appliquée à « 10% de la population » la plus riche, a-t-il indiqué.

Fait nouveau dans cette allocution, le Premier ministre a indiqué que le « financement non-conventionnel » ne sera pas destiné à payer les salaires. L’argent ira à l’investissement. Mais également au paiement des créances de la Sonelgaz et Sonatrach. Des créances provenant notamment des subventions qu’accorde l’Etat sur les produits de large consommation.

Sur le plan politique, Ahmed Ouyahia a atténué ses attaques en direction de l’opposition. « La main du gouvernement reste tendue en direction de l’opposition », a-t-il indiqué tout en rappelant qu’il privilégie la majorité parlementaire.