Les autorités italiennes sont choquées. En une seule nuit, plus de 110 Harragas algériens ont débarqué sur les côtes de la Sardaigne. Un nombre incroyable et jusque-là rarement égalé car les Harragas algériens arrivaient jusqu’aux côtes italiennes en petits groupes. 

Cette fois-ci, une centaine de personnes dont des femmes et des enfants ont réussi lundi à rallier les côtes de la Sardaigne  sur plusieurs embarcations, ont fait savoir plusieurs médias italiens comme la très sérieuse Rai News.

Selon le site internet de cette chaîne de télévision d’information continue publique italienne, les arrivées les plus nombreuses des migrants algériens ont été enregistrées  à Porto Pino, dans la municipalité de Sant’Anna Arresi au sud de la Sardaigne. Deux femmes ont été recensées parmi les Harragas algériens accueillis dans cette partie de l’île italienne. 62 algériens ont été également interceptés au large de Cagliari et 14 autres Harragas ont été repéré par un marchand au niveau du Canal de Sardaigne. Et pendant ce temps-là, 26 algériens ont débarqué encore une fois à Porto Pino.

La plupart de ces clandestins ont été transférés vers un centre de demandeurs d’asile de Monastir en Tunisie où ils ont passé des examens médicaux et des entretiens pour qu’ils soient identifiés. D’autres Harragas algériens ont été interpellés et placés en détention par la Garde côtière italienne de Sant’Antioco.

Ces départs massifs de nos Harragas vers l’Italie reflètent le malaise social qui terrasse une partie importante de la jeunesse algérienne. Ces “hargas” interviennent enfin au moment où l’Algérie vit une véritable crise financière dont l’impact social commence à se faire sentir notamment auprès des couches les plus fragiles de la population. Augmentation excessive des prix des produits de large consommation, effondrement du pouvoir d’achat et chômage endémique, tous les ingrédients explosifs sont réunis pour faire grossir les rangs de nos Harragas.