C’est officiel. L’Algérie n’a vraiment pas de quoi fonctionner jusqu’à la fin de cette année 2017. Le projet de loi amendant la loi actuelle sur la monnaie et le crédit et qui ouvre la voie à la planche à billets l’affirme haut et fort : l’Algérie a encore besoin de 500 milliards de DA, soit l’équivalent de 5 milliards de dollars, pour voir boucler l’année 2017.

Les finances de l’Etat algérien sont dans le rouge. Et ce projet de loi qui sera présenté cette semaine au conseil des ministres. Dans ce projet de loi, il est clairement expliqué que l’Algérie fait face, depuis près de quatre années, à un “choc externe sévère” découlant de la chute des prix sur le marché pétrolier mondial. Cette situation a eu pour conséquence “une baisse importante de plus de 50% des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures”.

Par ailleurs, le maintien des prix sur les marchés pétroliers, à leur niveau actuel, “accentuera les tensions sur la trésorerie de l’Etat, à court et à moyen termes”, prévient ce projet de loi. Cette perspective “fait donc peser un risque majeur sur la capacité de l’Etat à poursuivre ses efforts de développement économique et social. D’autant que le marché monétaire et financier interne voit ses capacités se contracter, limitant ainsi les capacités de financement des investissement économiques”, reconnait-t-on encore dans ce projet.