Un dérapage et des mécontents. Les déclarations controversées du Commissaire du Salon national du Livre, Hamidou Messaoudi, ont poussé des intellectuels et des écrivains à lancer un appel pour le boycott du prochain Salon international du Livre qui aura lieu en octobre prochain à Alger.

Des écrivains comme Wassyla Tamzali, Sarah Haidar ou encore des journalistes et des activistes ont rendu public, samedi, une déclaration dans laquelle ils dénoncent les propos « misogynes » du Commissaire du Sila, et demandent aux écrivains et aux éditeurs de ne pas se rendre dans ce salon synonyme d’idées rétrogrades.

La veille, le commissaire du SILA, Hamidou Messaoudi, a indiqué, à propos d’un livre portant sur la manière de « frapper sa femme », que «On aurait aimé qu’il y ait un livre qui explique également comment une femme peut frapper son mari». Puis, il a ajouté : «Oui, il faut apprendre comment battre sa femme… parce que nous sommes nerveux. Mais il faut frapper avec délicatesse».

Ces déclarations ont choqué beaucoup de citoyens qui ont réagi sur les réseaux sociaux. Des réactions qui ont poussé le concerné à s’expliquer dans un communiqué rendu public vendredi. Hamidou Messaoudi y indique, en effet, qu’il ne s’agit qu’une « plaisanterie » et il n’a fait usage « que d’un humour bien algérien ». Il s’est également « excusé » auprès de ceux qui « aurait été offensé ».