Mis en cause, vilipendés et désignés à la vindicte populaire, les médecins du secteur public ont décidé de réagir. Pour dénoncer les accusations dont ils font l’objet, les médecins du secteur public ont donc décidé d’organiser des sit-in au moins dans des établissements hospitaliers d’Alger, Blida, Boumerdès et Tizi-Ouzou.

La raison de cette colère est à chercher du coté des attaques qui vient ces derniers temps les professionnels de la santé publique. Sur les réseaux sociaux, la mort d’une parturiente à Djelfa, puis d’une autre à l’hôpital Nafissa-Hamoud (Ex-Parnet), à Alger, a déchaîné les critiques contre les médecins et les autres personnels de la santé, accusés de « négligence ». Ils sont devenus le symbole de l’incurie qui touche le secteur. Ce que les syndicats des travailleurs dénoncent.

C’est le cas du syndicat des praticiens universitaires. Les professionnels ne veulent pas être le visage de « l’échec de la politique de santé ». Ils dénoncent alors toute forme de violence qu’ils subissent. A commencer par des violences verbales qui leur sont destinées.

L’initiative est d’ailleurs soutenue par l’Ordre national des médecins qui, lui aussi, ne veut pas que les médecins soient sacrifiés pour cacher les lacunes d’un système de santé défaillant. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Bekkat-Berkani, le président de l’Ordre national des médecins à des journaux.

En prélude à cette manifestation, les sages-femmes sont les premières à être montées au créneau. Elles se sont présentées, samedi, avec des brassards noirs sur les bras pour dénoncer l’arrestation de leurs collègues de Djelfa. Ces dernières risquent d’être condamnées à des peines de prison.

Lors du procès des sages-femmes et du médecin gynécologue de Djelfa, accusées de négligences après le décès d’une parturiente et de son bébé le mois de juillet dernier à Djelfa. Le procureur de la République a requis des peines de prison allant de 2 à 5 ans. Le prononcé du verdict aura lieu le 27 septembre.