A l’image de l’ensemble des institutions de l’Etat, la société nationale de l’électricité et Gaz, Sonelgaz, est menacée de faillite. L’information ne vient pas d’un opposant ou d’un journaliste critique. C’est le PDG de la société, Mohamed Arkab qui a fait cette confession à la télévision publique.

Selon le responsable de la deuxième plus grande société publique après Sonatrach, les créances de l’entreprise auprès des particuliers et des établissements publics sont devenues « insupportables ». Cela évalué à 75 milliards de dinars. « Nous allons vers la faillite », prévit Mohamed Arkab, qui est intervenu sur la télévision publique. Sur les 75 milliards de dinars, 30 milliards sont détenues sur des établissements publics.

Pour rétablir ses finances, Sonelgaz a décidé de multiplier les interventions pour recouvrer ses créances. Les agents de la société sont ainsi déployés pour mettre en garde les mauvais payeurs. Pis, l’entreprise procède régulièrement à des coupures de courants aux clients indélicats. Ainsi, plusieurs entreprises publiques et des collectivités  se sont retrouvées sans électricité faute d’avoir payé les factures.

Il faut dire que jusque-là, c’est l’Etat qui finance en grande partie la Sonelgaz. Le trésor public comblait la différence entre le prix de revient et le prix de consommation du kilowatt vendu au citoyen au prix subventionné. Mais depuis la crise financière, l’Etat se sent incapable de renflouer les caisses de Sonelgaz, qui s’est orientée vers les banques pour financer ses  investissements.

Malgré cela, les autorités ont décidé de ne pas augmenter le prix de l’électricité et du gaz pour l’année prochaine.