Pour « assainir » le fichier électoral et répondre ainsi à une des revendications de l’opposition, le gouvernement a décidé de communiquer. Le ministère de l’intérieur a convoqué, mercredi, des journalistes pour annoncer les nouveaux chiffres de citoyens inscrits sur les listes électorales suite à la révision de celles-ci le mois dernier.

Au-delà du chiffre global qui sera connu dès la fin du mois d’octobre à l’issue d’une révision annuelle des listes, le directeur des libertés publiques du ministère de l’Intérieur, Lakhdar Amara, a indiqué que les services de l’administration ont effacé « plus d’un million » de noms du fichier électoral national durant la période allant d’octobre 2016 à septembre 2017. Le chiffre est énorme. Il concerne selon le même responsable les personnes décédées, les changements d’adresse et ceux qui se sont inscrits plusieurs fois dans différentes circonscriptions.

Les chiffres sont divulgués en prévision des élections locales qui auront lieu le 23 novembre prochain. La communication gouvernementale vise notamment à rassurer l’opposition qui ne cesse de réclamer de la transparence concernant le fichier électoral. Ces listes qui contiennent les noms des électeurs inscrits dans toutes les communes du pays ne sont jamais données aux partis politiques et aux candidats. L’interdiction concerne notamment la liste nationale que les autorités refusent de fournir pour des raisons de « sécurité nationale ».