Teresa Bellanova, le sous-ministre du Développement économique italien, a déclaré il y a moins d’une semaine à propos du de l’usine Aferpi de Piombino, que son gouvernement a invité l’homme le plus riche en Algérie, Issad Rebrab, à identifier rapidement un partenaire industriel qui doit évaluer et entamer la remise en forme de la production d’acier.

Le projet d’Issad Rebrab s’est finalement révélé être un échec retentissant pour les centaines d’employés de l’Usine AFERPI. “On doute même de son expertise dans le secteur de l’acier, et nous le suivons étape par étape, après lui avoir permis d’étendre les délais de de son administration pendant deux ans’’ a déclaré Bellanova, en marge du forum Global Geothermal Alliance organisé à Florence..

Le ministère et le gouvernement n’ont pas cessé de relever depuis trois années que l’homme d’affaires Algérien n’a pas pu honorer les engagements qu’il avait promis lors de l’acquisition de l’usine d’acier de Piombino.

Le syndicat a lancé un ultimatum «Nous exigeons un projet industriel sérieux et respectueux pour l’environnement, nous sommes persuadés que nos réclamations sont légitimes, nous demandons aussi de la transparence, nous ne voulons plus soutenir le manque de fiabilité d’un projet tel que celui de Rebrab qui a pénalisé un territoire et des travailleurs ; à ces projets «fantômes», nous disons non merci » !

Certains syndicalistes italiens vont même jusqu’à déclarer que Rebrab diffuse des rumeurs sur l’intérêt d’autres industriels dans la reprise du site afin de gagner du temps…

Mr Rebrab qui aurait dû relancer l’usine d’acier avec de nouveaux plans de développement pour l’industrie, la logistique et de l’agroalimentaire, a été finalement jugé peu fiable après l’échec de la reprise les activités de production prévues en août dernier, comme il avait été convenu dans le dernier avenant de l’engagement signé.

Les syndicats Uilm Nazionale et Uilm Piombino, ont déclaré être officiellement à la recherche de solutions alternatives.

“Comme nous l’espérions depuis fort longtemps, le gouvernement a enfin commencé à se pencher sur l’intérêt d’autres entreprises industrielles à acquérir le site de Piombino et à réaliser un véritable plan de relance de la zone industrielle”, a expliqué l’union syndicale.

Il s’agit avant tout de limiter les souffrances et sacrifices économiques des travailleurs, mais avant tout d’éviter de perdre des parts de marché et des clients historiques, et plus particulièrement dans le marché des rails ferroviaires. Tout indique qu’Issad Rebrab a raté son investissement en Italie, pourra-il récupérer les dépenses entreprises pour cette hasardeuse opération ? Rien n’est moins sûr.