Se sentant poussés à bout, les médecins de la Fonction publique menacent de faire grève. Le syndicat des médecins praticiens de la santé publique a indiqué, lundi lors d’une conférence de presse tenue à Alger que la situation sociale dans laquelle vit la corporation contraint les médecins à radicaliser leur mouvement.

Lyès Merabet, secrétaire général du SNPSP, a indiqué que parmi les revendications des médecins du secteur public, l’absence de sécurité et les pressions de toute sortes font partie des priorités. Il a interpellé le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, afin de trouver une solution à la situation désastreuse dans laquelle se trouve le secteur de la Santé. « La rentrée sociale se déroule dans un contexte qui comporte tous les ingrédients d’une situation explosive. De l’insécurité dans les établissements de santé, à la pénurie de médicament, le praticien de la santé publique est jeté à la vindicte populaire pour masquer le dysfonctionnement du système sanitaire », résume Lyès Merabet.

Illustration de l’épée de Damoclès qui pèse sur la tête des médecins, la détention de docteur Ouali, le gynécologue qui est accusée de négligence dans un hôpital Djelfa qui a causé la mort d’une parturiente, est toujours contestée par les médecins. Les syndicalistes justifient les reproches faits au Docteur Ouali par la pression qu’elle a subi dans sa fonction, elle qui réside à Alger mais qui travaille à Djelfa. «Nous ne pourrons plus travailler sous la menace de la justice », conteste Lyès Merabet.