La crise financière qui frappe de plein fouet les caisses de l’Etat a contraint la Présidence de la République à revoir les dotations budgétaires de plusieurs ministères. Ainsi, dans les colonnes du dernier journal officiel, il est indiqué que pas moins de 413 millions de Da ont été “coupés” des budgets de plusieurs départements ministériels.

 

Ces budgets concernent “les provisions pour dépenses éventuelles” d’au moins 4 ministères. Il faut savoir d’abord que ces provisions correspondent à des charges probables qu’un ministère aura à supporter dans un avenir plus ou moins proche et pour un montant estimable mais non connu définitivement. En clair, ces ministères disposaient d’une tirelire où ils pouvaient puiser des économies pour financer d’autres activités et programmes non-prévus dans leur agenda officiel.

 

Et cette tirelire vient d’être vidée sur ordre de la Présidence de la République comme l’explique clairement le dernier journal officiel. Cette source nous apprend qu’au niveau du  ministère des affaires étrangères, “il est annulé, sur 2017, un crédit de cinquante-sept millions deux cent mille dinars (57.200.000 DA) applicable au budget des charges communes et au chapitre n° 37-91 « Dépenses éventuelles — Provision groupée »”.

 

Cet argent est, désormais, destiné à financer le fonctionnement de ce ministère. La même décision a été prise au niveau du ministère de l’Intérieur où un “crédit de

cent cinq millions de dinars (105.000.000 DA) applicable au budget des charges communes et au chapitre n° 37-91 « Dépenses éventuelles — Provision groupée »” a été annulé sur décision d’Abdelaziz Bouteflika. Là aussi, ce budget sera dédié pour couvrir les frais de fonctionnement de ce ministère.

 

Au ministère de la Justice, il est annulé, sur 2017, “un crédit de deux cent vingt-quatre millions de dinars (224.000.000 DA) applicable au budget des charges communes et au chapitre n° 37-91 « Dépenses éventuelles-Provision groupée »”. Ce budget aussi sera consacré, dorénavant, au fonctionnement de cette institution publique.

 

Le ministère de l’Environnement perd également un crédit de vingt-sept millions de dinars (27.000.000 DA) qui sera dédié pour financer également le fonctionnement de ce département ministériel. La totalité de ces sommes retirées des provisions de ces ministères atteint les 413 millions de Da. Ce repositionnement budgétaire démontre que l’Etat économise énormément ses sous et se retrouve confronté à la rareté persistante de la ressource financière.