Dans la tourmente budgétaire qui la mine depuis plusieurs mois, l’Algérie peut enfin entrevoir un interstice d’espoir. Les prévisions de l’Agence internationale de l’Energie prévoient, en effet, une hausse de la demande mondiale sur l’or noir.

L’AIE a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions pour le mois d’août écoulé. Une hausse à qui s’ajoute une baisse de la production mondiale du pétrole. Cette baisse est de 720.000 barils par jour en août, une première depuis avril. Ce recul est la conséquence d’arrêts inattendus et de travaux de maintenance en Libye, en Russie, au Kazakhstan, en Azerbaïdjan, au Mexique et en Mer du Nord, précise l’AIE. Une baisse conforme aux prévisions de l’OPEP qui admet également un recul de production au mois d’août qui avait atteint 32,76 millions de bpj, soit une baisse de 79.000 bpj par rapport à juillet.

Ces baisses dans la production, conjuguées à des hausses de la demande, ont poussé les cours du pétrole à la hausse. Actuellement, le pétrole algérien se vend à plus de 55 dollars le baril. Un rythme qu’il maintient depuis plus d’une semaine, après une chute au mois d’août dernier.

Les prévisions de l’AIE peuvent signifier que les prix du pétrole resteront élevés d’ici à l’an prochain. Ce que ne souhaitent pas les compagnies occidentales qui espèrent garder la fourchette des prix entre 55 et 60 dollars le baril. Un prix qui pourra arranger tout le monde.