On en sait aujourd’hui un peu plus sur les raisons inavouées qui ont poussé les autorités algériennes à recourir à la planche à billets, à savoir la fabrication d’une nouvelle quantité de billets d’argent pour les introduire sur le marché nationale.

Avec cette nouvelle quantité d’argent, Ahmed Ouyahia, le Premier-Ministre veut, d’abord, assainir les dettes des entreprises et établissements publics pour sauver des milliers d’emplois menacés par la crise financière. Dans une correspondance adressée aux walis, ministres et responsables des entreprises publiques, le Premier ministre demande à payer les arriérés de toutes les entreprises qui ont réalisé des projets publics.

Selon nos investigations, le Premier ministre demande, dans cette correspondance, aux établissements et institutions d’effectuer “un recensement exhaustif profond” de toutes les créances que détiennent ces entreprises sur les institutions de l’Etat.. Le document précise également, selon nos sources, que l’argument financier n’est plus de mise dès lors que le gouvernement a introduit un avant-projet de loi portant sur la monnaie et le crédit.

A cause de ces retards de paiements, des dizaines de chantiers de construction de logements et d’autres équipements publics sont à l’arrêt depuis plusieurs mois. Un paiement de ces arriérés pourra aider à la reprise de ces chantiers. C’est tout ce que le nouveau gouvernement a trouvé comme solution pour sauver des milliers d’emplois et garantir une paix sociale précieuse. Mais ce calcul économique risque fortement de s’avérer dangereux et contre-productif. Algériepart reviendra sur ce sujet dans ses prochaines publications.