A Réghaïa, dans la banlieue est d’Alger, la polémique fait rage. L’actuel maire, Z. Larbi, s’est attiré la colère populaire à quelques semaines de la tenue du scrutin des élections locales prévues au mois de novembre prochain. 

De nombreux habitants de cette ville stratégique dans la wilaya d’Alger ont exprimé leur exaspération au sujet du bilan très controversé de ce maire qui est accusé, de surcroît, d’entretenir des “liaisons dangereuses” avec un entrepreneur, fils d’un haut responsable influent au FLN. Il s’agit du fils de Sadek Bouguetaya, l’un des membres les plus influents du bureau politique du FLN.

Le fils de Sadek Bouguetaya, l’ex-député qui  a défrayé la chronique à maintes reprises en raison de ses frasques politiques notamment lors de son voyage en mai 2011 en Libye où il avait défendu bec et ongles le dictateur Kadhafi, a décroché ces dernières années de nombreux marchés dans les travaux publics au niveau de la commune de Reghaïa. Réfection des trottoirs, aménagements des marchés de proximité et d’autres marchés qui se chiffrent en plusieurs millions de Da, le fils de Bouguetaya s’est arrogé le droit de monopoliser la manne financière dédiée au niveau de l’APC pour le développement local de Reghaïa.

Ces privilèges ont été conquis avec l’aide et la complicité de l’actuel maire qui fait l’objet d’une vive contestation y compris au sein de la section locale (Qasma) du FLN où un mouvement de redressement semble se mettre en place pour chasser l’actuel chef de l’APC et le remplacer par un autre élu à l’issue des prochaines élections locales. Reste à savoir enfin si Sadek Bouguetaya pourra sauver l’allié de son fils à travers certaines basses manœuvres …