L’ancien capitaine de l’équipe nationale, Antar Yahia, a poussé un véritable coup de colère contre les dirigeants de la fédération nationale de football (FAF) à la suite de l’élimination de l’Algérie des qualifications pour la Coupe du Monde de 2018. 

L’homme qui a donné tout ce qu’il avait dans le ventre pour qualifier son équipe à la Coupe du Monde 2010 estime que l’Algérie est “en train de courir derrière les joueurs”, a-t-il regretté lors de son passage sur le plateau d’une émission Web diffusé par le site spécialisé La Gazette du Fennec. “Pour être international A en Algérie, il faut d’abord faire ses preuves et s’imposer. Dès qu’un joueur fait un gros match en Ligue 1 française ou ailleurs, on le ramène en équipe nationale pour prendre la place de quelqu’un qui a fait 2 ou 3 ans en Afrique”, s’indigne Antar Yahia selon lequel “en agissant de la sorte, on crée forcément une fracture et un déséquilibre dans le groupe”.

“La génération parfaite n’existe pas, le coach parfait non plus”, ajoute encore le joueur qui a passé de belles années dans la Bundesliga avec le VFL Bochum. “Même avec Vahid Halilhodzic, tout n’était pas rose et il y a eu des cas d’indiscipline énormes. Après la CAN 2013, une partie des joueurs ne voulaient pas de lui. On a progressé vers le bas ces dernières années. Avoir 4 ou 5 sélectionneurs en 17 mois, c’est très compliqué”, décrypte l’homme aux 54 sélections en équipe nationale.

“Il faut du temps pour que le coach fasse passer son message et ses idées, pour que les joueurs y adhérent. Avec les dates FIFA, c’est difficile de trouver une cohésion, un amalgame entre les anciens et les nouveaux joueur”, a assuré l’actuel manager général d’Orléans, qui n’écarte pas son retour à l’équipe nationale pour apporter son expérience.

“Tout le monde connaît mon attachement pour l’Algérie. Tôt ou tard, je serai amené à rendre service à mon pays. Le métier d’entraîneur ne m’a jamais intéressé. C’est le management qui me passionne. Pour entraîner ou diriger l’EN, il faut avoir un bagage, être très costaud dans la tête, savoir faire face à la pression du peuple et de la presse. Il y a pas mal d’étapes à franchir avant d’arriver en sélection”, a conclu enfin Antar Yahia.