Le cafouillage se poursuit au niveau du ministère du Commerce. Des rumeurs insistantes font état de l’importation d’intrants, des intestins de porc, dans la production de merguez. L’information est tellement inquiétante que le département de Mohamed Benmeradi s’est senti obligé de pondre un communiqué.

« Suite aux informations faisant état de l’importation d’intestins de porc destinés à la fabrication de merguez, le ministère du Commerce assure que ces produits sont soumis avant leur importation à l’autorisation sanitaire d’importation des produits d’origine animale délivrée par les services du ministère de l’Agriculture », a indiqué un communiqué du ministère, rendu public mardi soir. « Ces importations sont également soumises à un contrôle documentaire et à la visite physique des produits par les services vétérinaires et les services de contrôle et de répression des fraudes au niveau des frontières », a ajouté le ministère.

Ces rumeurs persistantes interviennent dans un contexte où le consommateur algérien vit dans l’angoisse de consommer n’importe quoi. Surtout que la période qui a suivi l’Aïd El-Adha a été marquée par le scandale de la viande avariée. Une dégradation provoquée, sûrement, par des conditions de stockage qui n’ont pas été respectées ou l’usage excessif des compliments alimentaires utilisés par les éleveurs pour engraisser les moutons.

Le secteur des viandes est ainsi éclaboussé alors que les prix ne cessent de flamber. Pis, le gouvernement a déjà décidé d’arrêter l’importation des viandes congelées. Ce qui aggrave la situation du consommateur algérien. Mais en ces temps des « vaches maigres », le prix de la viande est pratiquement le dernier des soucis des couches les plus défavorables de la société !