C’est un problème qui dure depuis des années. Alger sature et souffre énormément des embouteillages qui étouffent la population de la capitale. Mais pourquoi il y a autant de bouchons sur nos routes ?

Le directeur général du Centre de prévention de la Sécurité routière, Naït El Hocine a décrypté ce phénomène lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III.  Selon cet expert, congestion du trafic routier à Alger s’explique, d’abord, par la forte centralisation des administrations, des hôpitaux et des universités dans la capitale. Alger regroupe effectivement toutes ces infrastructures publiques visitées quotidiennement par des centaines de milliers de personnes.

“Alger constitue le point de chute pour l’ensemble des citoyens des autres wilayas”, a précisé le même interlocuteur pour signifier que toute l’Algérie dépend dangereusement de sa capitale et peine à insuffler du dynamisme à ses autres régions.

Par ailleurs, il faut savoir que le parc automobile d’Alger “compte environ 1,5 million de véhicules”. “La population flottante d’Alger avoisine un million de citoyens”, souligne le même responsable. Ce dernier fait remarquer que des solutions sont en cours d’expérimentation grâce notamment grâce au  dispositif algéro-espagnol de régulation du trafic routier qui sera bientôt déployée à Alger.

Pour expliquer l’importance de ce dispositif, Naït El Hocine s’est attardé sur l’exemple du carrefour expérimental du boulevard Bougara à El Biar. “Ce carrefour fonctionne à partir de 18h (…). Il y a des capteurs du flux de circulation routière qui conditionnent les feux. Il doit être impérativement relié à un centre de régulation routière qui sera installé à Kouba. C’est un système intelligent. Tous les feux seront gérés par un data-center qui évalue la densité du trafic pour réguler les feux”, a-t-il assuré enfin.