Inattendu, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, eeffectue, depuis dimanche une « « visite de travail » en Algérie. Une visite apparemment imposée par un problème technique.

« Ma tournée a été couronnée par ma visite en Algérie pour renforcer la coopération entre les deux pays pour le développement de la paix et de la prospérité économique », a indiqué M. Maduro, en réponse à une question des journalistes vénézuéliens, au terme de l’audience qu’il a accordée au   président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, rapporte l’agence APS.

Mais ce que n’a pas dit le chef de l’Etat vénézuélien est qu’une grande ressemblance existe entre nos deux pays. L’Algérie est, comme le Venezuela, un pays dont les rentrées en devises proviennent essentiellement des hydrocarbures. La chute des prix du pétrole a donc eu un impact extrêmement néfaste sur l’équilibre budgétaire de l’Etat. Sous le défunt président, Hugo Chavez, Venezuela avait adopté une politique sociale très poussée, caractérisée notamment par des subventions aux plus pauvres. Des millions sont d’ailleurs tirés de la pauvreté.

Mais la chute des prix du pétrole a mis à nu un système qui n’a pas permis une diversification de l’économie. Le pays de Chavez est en proie à de graves pénuries alimentaires –le pays n’ayant plus de devises pour importer nourriture et médicaments. Des troubles sociaux paralysent le pays depuis bientôt deux années.

Une situation de précarité s’est installée dans le pays où le taux d’inflation a dépassé 700%. Une situation qui pousse des millions de citoyens dans la pauvreté puisqu’ils ne parviennent même pas à manger correctement.

A ces troubles sociaux s’ajoutent une crise politique qui bloque le pays. Le chef de l’Etat, Maduro, a d’ailleurs révisé la constitution pour désigner une assemblée nationale constituante qui s’est substituée à l’Assemblée nationale, dominée par l’opposition. Cette dernière est matée.

La seule grande différence entre nos deux pays réside dans le fait que l’Algérie a encore une petite marge de manœuvre puisqu’elle dispose de réserves de changes et a payé par anticipation sa dette extérieure. Une margé dont ne dispose pas Caracas.