Rien ne va plus au sein de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice.
Un conflit très virulent opposant le Président de cette institution, Brahim Bouchachi, à plusieurs membres de son Conseil National. 
Ces derniers au nombre de 24 personnes représentant les 3 chambres régionales reprochent à leur Président d’avoir détourné une somme considérable d’argent qui équivaut à 14 milliards de centimes, a-t-on appris suite à nos investigations. L’accusé dément et se défend. Il a introduit même une requête devant le Conseil d’Etat le 21 mars 2017 pour empêcher sa destitution par les membres contestataires.
Et jusqu’à aujourd’hui, l’affaire est toujours entre les mains des décideurs de ce Conseil qui joue le rôle de juge de l’annulation de toutes les décisions administratives, réglementaires ou individuelles rendues par les autorités administratives centrales, les institutions publiques nationales et les organisations professionnelle nationales (article 9-1. Il connaît, en outre, en appel, des recours introduits devant les tribunaux administratifs et tendant à l’annulation des actes pris par les autorités administratives autres que “centrales” (Walis, Président d’APC…)
Le Conseil d’Etat assume également la fonction de juge d’appel de tous les jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux dans les affaires de fond encore appelées “de plein contentieux”.
En attendant la délibération du Conseil d’Etat, au mois d’août dernier, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice a introduit des requêtes devant les tribunaux administratifs d’Alger, Oran et Constantine contre ses adversaires afin d’interdire leurs candidatures à l’élection d’un nouveau représentant national des huissiers de Justice. 
Mais ces adversaires ne lâchent pas prise et réclament depuis longtemps un rapport détaillé sur le bilan moral et financier et maintiennent leur accusation de détournement de 14 milliards de centimes.
C’est dans ce climat de suspicion qu’une réunion de la chambre nationale des huissiers de justice s’est tenue dans un hôtel à Zéralda. Selon nos informations et les documents en notre possession, les membres la chambre ont voté  pour le retrait de confiance au Président de la Chambre. 3 vice-présidents ont été désignés pour gérer les affaires courantes de la chambre nationale des huissiers de Justice. 
Un procès de réunion fut établi est transmis au ministère de la justice. La guerre est toujours déclarée au sein de cette institution entre les partisans de l’ex-président déchu et ses adversaires. Une guerre sur fond de scandales et d’accusations de détournement. Algériepart reviendra sur ce dossier avec de nouvelles révélations.