L’affaire de la juge Gharbi Mokhtaria, présidente du pôle pénal spécialisé au niveau de la Cour d’Oran, vient de connaître un nouveau rebondissement. Algériepart a appris ce lundi que cette juge influente a été placée depuis hier dimanche sous contrôle judiciaire pour son implication dans une affaire de corruption et trafic d’influence. 
Le Chef de compagnie territoriale de la Gendarmerie Nationale de Bir El-Djir, à Oran, a été également suspendu de ses fonctions et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on encore appris. Ces deux personnalités sont accusés de toucher des pots-de-vin et des cadeaux onéreux de la part de commerçants syriens véreux qui commercialisent des meubles de luxe à Oran. Les deux hauts cadres de l’Etat sont soupçonnés d’offrir une “couverture” et une “protection” pour garantir l’immunité à ces commerçants contre lesquels plusieurs plaintes ont été déposées pour arnaque et escroquerie.
A Oran, cette affaire fait couler beaucoup d’encre et une inspection du ministère de la Justice poursuit ses investigations pour démêler l’écheveau de ce scandale. Sur les réseaux sociaux, cette juge fait l’objet depuis plusieurs semaines d’une virulente campagne de dénonciation.