En Grande-Bretagne, l’Algérie est dans le viseur des écologistes notamment de l’organisation prestigieuse Greenpeace qui fait en ce moment des pressions sur les autorités britanniques afin d’empêcher des sociétés anglaises de vendre à notre pays un carburant dangereux pour la santé. 

Il s’agit d’un carburant fabriqué à partir du tétraéthyl-plomb, explique à ce sujet le quotidien britannique The Independant.  Il faut savoir que le tétraéthyl-plomb ou plomb tétraéthyle est un composé organométallique. Il s’agit d’un liquide huileux qui a été très utilisé jusque les années 2000 comme additif antidétonant dans les essences.

Cependant la toxicité du PTE et l’impact sur l’environnement du plomb libéré par la combustion de millions de tonnes de carburant plombé a progressivement conduit à l’abandon, d’abord aux États-Unis et ensuite en Europe, de l’essence au plomb dans les années 1980 par peur du saturnisme, à savoir une intoxication au plomb.

The Independant a révélé ainsi que l’Algérie est le plus important client de la société Innospec LTD, considéré pratiquement comme l’une des rares entreprises dans le monde qui continue à fabriquer encore du tétraéthyl-plomb. “En 2014, deux dirigeants d’Innospec ont été reconnus coupables de corruption de fonctionnaires indonésiens entre 2002 et 2008 pour les inciter à reprendre les ventes de TEL dans leur pays”, explique encore à ce sujet The Independant.

Un responsable de cette entreprise britannique a confirmé que l’Algérie continue d’acheter des quantités très considérables de ce combustible. Et “si l’entreprise avait cessé de vendre TEL à l’Algérie, les véhicules s’arrêteraient”, précise ce responsable selon lequel “Tout ce que nous faisons, c’est que nous répondons à leur demande quand ils nous envoient une commande et l’argent”.

Ces révélations ont choqué Greenpeace et de nombreux défenseurs de l’environnement en Grande-Bretagne. Mais en Algérie, aucune autorité n’a réagi officiellement à cette affaire qui fait froid dans le dos. La santé des Algériens est en danger et personne ne daigne fournir des explications concernant l’utilisation de ce combustible prohibé dans les pays développés. Le gouvernement est appelé à s’expliquer rapidement car il en va de la vie des Algériens.