Les appels à la démission de Abdelaziz Bouteflika se multiplient. Après les partis de l’opposition, des personnalités et d’autres militants, c’est au tour des intellectuels de réclamer une élection présidentielle anticipée.

“Nous, universitaires et intellectuels, conscients des périls qui guettent notre pays et refusant leur inéluctabilité, appelons les forces politiques et sociales représentatives de la nation et toutes celles et ceux qui veulent éviter que le pire n’advienne, de prendre leurs responsabilités pour faire valoir la nécessité d’organiser, dans la transparence, une élection présidentielle anticipée au cours des mois à venir”, indiquent ces intellectuels dont le sociologue Aissa Kadri, l’historien Daho Djerbal et l’universitaire Mohamed Hennad.

Les signataires du document sont partis d’un constat : la vacance du poste du président de la République. Le Président, « on ne l’entend plus et on ne le voit presque plus ! Les gens autour de lui pensent, ainsi, pouvoir gagner du temps, mais ils doivent savoir qu’ils sont, en fait, en train d’en faire perdre beaucoup au pays. Qui plus est, ils ne semblent pas hésiter à exploiter la maladie du Président d’une manière cynique, sans égard pour le malade », indique le document signé également par Ratiba Hadj-Moussa et les journalistes Mustapha Benfodil et Chérif Rezki.

Le document rappelle que le chef de l’Etat n’assume plus normalement ses fonctions. Ils donnent comme preuve son incapacité à recevoir les chefs d’Etats étrangers.