Bientôt, le port du bracelet électronique fera partie du paysage judiciaire algérien. C’est en tous cas ce que prévoit la révision du Code de l’Organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus, adopté mercredi lors du Conseil des ministres.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette révision de la loi « introduit le placement des condamnés à des peines privatives de liberté, sous surveillance électronique ». « Le bénéfice de ce nouveau régime passe par une demande du détenu concerné qui sera étudiée par le juge. En cas d’accord, le condamné est alors soumis au port d’un bracelet électronique pour garantir sa présence au lieu qui lui a été assigné. Ce procédé peut être révoqué par le juge en cas de non-respect par le détenu de ses obligations ou lorsque le placement sous surveillance électronique pourrait porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public », précise le texte.

En termes très simples, une peine de détention peut être remplacée par le port d’un bracelet électronique qui permet aux responsables de localiser le détenu, après sa remise en liberté. Mais cet « avantage » est soumis à des conditions très strictes qui vont être explicitées dans le code qui va passer prochainement devant les parlementaires. Cette faveur peut s’arrêter à tout moment.

L’introduction du bracelet électronique dans le système judiciaire algérien est une première. Elle aura notamment la tâche de désengorger les prisons.