Inédit. En France, une mère, Nathalie Haddadi,  risque la prison ferme après envoyé de l’argent à son fils accusé de terrorisme. La justice française lui reproche d’avoir payé des billets d’avion pour l’Algérie à son fils Belabbas Bounaga, qui y avait rejoint son père début novembre 2015 alors qu’il était visé par une interdiction de sortie du territoire français à l’issue d’une peine d’emprisonnement.

Il est reproché également à cette mère de lui avoir ensuite payé d’autres billets d’avion et fait parvenir de l’argent alors qu’il voyageait en Malaisie. Il faut savoir que le fils de madame Haddadi  avait rejoint l’organisation Etat islamique en Syrie via le Golfe et, en août 2016, elle avait reçu un appel lui annonçant sa mort, à 21 ans. Selon les informations communiquées par la justice française, cet enfant fut délinquant, radicalisé derrière les barreaux, était sorti de prison en juillet 2015, avant qu’il ne rejoigne le front syrien.

Un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis, a été requis aussi à l’encontre du frère cadet de Belabbas Bounaga, accusé de lui avoir fait parvenir de l’argent – issu du trafic de drogue. Pour la même raison, trois ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt ont été requis contre le meilleur ami du jihadiste. Contre Belabbas Bounaga, jugé par défaut en l’absence de certitude sur sa mort, le procureur a demandé 10 ans de prison et un mandat d’arrêt.