Un sentiment de colère ronge profondément les habitants de la rue KOUACHI AHMED à Dely Ibrahim, dans la banlieue ouest d’Alger. Le 12 août dernier, les travaux anarchiques menées par le promoteur Chikhi ont provoqué un très dangereux glissement de terrain.  

Un pan entier de la route s’est effondré et le niveau de la chaussée s’est affaissée de presque 1, 5 m et laisse ainsi un trou béant comme nous le montre les photos prises par des témoins oculaires. Selon les habitants de cette rue devenue sinistre,  le promoteur a utilisé un bulldozer marteau piqueur dont l’usage serait formellement interdit par la réglementation régissant ce genre de travaux dans de pareilles zones d’habitation. Les habitants et voisins du chantier se sont rassemblés dans un collectif pour interpeller les autorités de la police en passant par la protection civile jusqu’aux services de l’urbanisme

Le collectif composé par ces habitants estiment que la vie des voisins du chantier est en danger. “On s’interroge comment il a pu obtenir un permis de construire de R+5 alors que les responsables de l’urbanisme de l’APC de Dely Ibrahim nous ont assurés verbalement qu’il est impossible de le délivrer dans cette zone”, confie un membre de ce collectif dans une correspondance adressée à Algériepart. “On espère qu’a travers vous les autorités prendront conscience du danger et qu’ils oseront arrêter ce genre d’individu qui se préoccupe de sa fortune et s’enrichit au détriment des vies humaines “, déplore-t-on dans le même document.

Il faut savoir que ce promoteur s’est déjà fait remarquer à la cité des Sources à Bir Mourad Rais où il était au coeur d’un scandale de “prédation foncière”. Ce promoteur s’appelle en vérité Kamel Chikhi et il est également le gérant d’Amazone Meat, une SARL activant dans l’import-export des produits de boucherie basée à Kouba.  Au niveau de la cité des Sources, il a construit une tour de 14 étages sur un terrain mitoyen. Les travaux d’excavation et de terrassement ont totalement défiguré le paysage urbain de cette cité suscitant ainsi la colère des habitants. Mais au niveau des autorités, personne n’a bougé le petit doigt pour arrêter ce “massacre”. A Dely Ibrahim, les autorités vont-elles reproduire la même attitude ?