Un nouveau scandale ébranle la Justice Algérienne. A Oran, une juge a été suspendue suite à une affaire de corruption. 

Au coeur de cette affaire, nous retrouvons Ghardi Mokhtaria, présidente du pôle pénal spécialisé au niveau de la Cour d’Oran, a-t-on appris suite à nos investigations. Cette juge est accusée d’avoir porté secours à une entreprise de fabrication de cuisines haut de gamme. Gérée par des entrepreneurs syriens, cette société est accusée d’escroquerie après avoir arnaqué un de ses clients pour un montant de près d’un milliard de centimes.

Et lorsque la victime de cette société a déposé plainte au niveau du tribunal d’Oran, madame la juge est partie intervenir auprès de son collègue Magistrat en charge de ce dossier afin d’empêcher une lourde condamnation de “ses amis”. Elle a même tenté d’influencer son collègue afin de “classer cette affaire” pour épargner les escrocs.

Cependant, le magistrat n’a pas cédé au lobbying de sa collègue. Il est parti avertir le plaignant en lui confiant toutes les manoeuvres que madame Gharbi est en train d’entreprendre afin de favoriser les fabricants de cuisine dans ce dossier.

Le plaignant a décidé donc de piéger la juge pour la dénoncer aux autorités. Il entreprend de contacter la femme de ménage de madame la juge et lui offre 50 mille Da  pour prendre des photos de sa cuisine offerte généreusement par la société poursuivie pour escroquerie.

Il recueille toutes les photos et les remet aux services de sécurité tout en déposant une plainte au niveau du Président de la Cour d’Oran. Le plaignant n’a pas manqué également de saisir le ministère de la Justice à  Alger. Le département de Tayeb Louh dépêche une inspection pour enclencher une enquête et suspend Gharbi Mokhtaria. L’affaire est toujours en cours et le scandale risque de faire couler beaucoup d’encre dans les jours à venir.