Un imam a été tué, dans la matinée de dimanche à Tigzirt, wilaya de Tizi-Ouzou. Le jeune homme est tombé des suites d’une agression au coteau, opérée par un des fidèles qui fréquentent la mosquée de cette localité balnéaire en Kabylie.

Selon des sources locales, le meurtrier présumé est passé à l’acte suite à un différend autour de l’interprétation d’un texte coranique. Vrai ou faux, il est juste établi que l’altercation entre les deux hommes a eu lieu la veille du meurtre. Au petit matin, à la prière de l’aurore (El-fadjr), l’agresseur est revenu. Il a surpris l’imam en train d’accomplir sa prière.

Cet acte intervient dans un climat marqué par la multiplication des actions de violence contre des imams. Cette vague de violence est souvent l’œuvre de salafistes qui n’admettent pas que des fonctionnaires des Affaires religieuses donnent d’autres explications de la religion ne collant à leur propre vision des faits.

Une chose est certaine ; l’assassin présumé est entre les mains des services de sécurité. Mais les habitants de la région se sont rassemblés devant le siège de la gendarmerie nationale pour réclamer vengeance. Cet fait divers risque d’attiser les tensions que suscitent ces derniers temps les tenants d’un islam rigoriste. L’Etat est donc interpellé et doit assumer sa responsabilité.