Par un court communiqué, le RND a confirmé la mise à l’écart de Abdesselam Bouchouareb de la direction du parti. « Le secrétaire général du RND a gelé la présence de Abdesselam Bouchouareb comme membre du bureau politique à la demande du concerné », indique, en effet, le parti de Ahmed Ouyahia sur sa page facebook.

La confirmation de l’information, véhiculée toute la journée sur les réseaux sociaux et par certains sites d’information, par le RND vient ainsi inscrire un nouveau chapitre dans la vie d’un homme qui a marqué de son empreinte la scène politique nationale ces dernière années notamment lorsqu’il avait dirigé le ministère de l’Industrie entre 2014 et 2017. Mais comme d’habitude, la phrase du RND n’indique rien du tout sur les raisons qui ont poussé l’ancien ministre de l’Industrie à demander à ne plus figurer dans la liste des dirigeants du RND.

Va-t-il pouvoir ainsi être libre pour se défendre des accusations qui le poursuivent depuis plusieurs années ? va-t-il, au contraire, se retirer définitivement de la vie politique pour se consacrer à sa passion d’origine, à savoir les affaires ? Selon des sources crédibles, aucune de ces options ne semblent être prise par le concerné. Au contraire, on susurre, à Alger, que Abdesselam Bouchouareb ne veut pas quitter l’arène politique. L’homme aurait même l’intention de fonder sa propre formation politique.

Le concerné, lui, ne veut visiblement s’exprimer dans la presse. Contraint par l’obligation de réserve qu’il doit observer au moins 6 mois après son départ du gouvernement, l’ancien ministre devra donc travailler dans la discrétion la plus totale avant de réapparaître au grand jour. Mais à ce stade, il est difficile de parier sur ce que sera l’avenir d’un homme qui a l’habitude de renaître après bien des morts politiques.