Le parti Jil Jadid (Jeune génération) de Sofiane Djilali déroule ses propositions. Le jeune parti politique estime, dans un communiqué rendu public dimanche, que « le départ de Mr Bouteflika sera le début de la solution, et non la solution » à la crise que vit le pays.

Selon la formation politique, « la résolution de la grave crise que traverse l’Algérie dépendra de la mise en œuvre de profondes réformes politiques et institutionnelles dont le premier acte devrait être inauguré par l’élection d’un nouveau Président de la République ».

Le parti de Sofiane Djilali, qui a toujours appelé le chef de l’Etat à démissionner pour des raisons de santé, estime que « quel que soit le futur Président élu, il aura à assumer de véritables réformes de fond lors d’un mandat qui devrait être voué à la transition du système actuel vers l’édification d’un véritable Etat de droit ».

Comme autres propositions à la sortie de crise, le parti Jil Jadid évoque plusieurs points. « La limitation des mandats présidentiels, l’institution d’une cour constitutionnelle indépendante du Président de la République, l’indépendance de la justice de l’exécutif, le rééquilibrage de la répartition des pouvoirs exécutifs et le renforcement notable des pouvoirs de contrôle de l’assemblée sur le gouvernement » devraient être les réformes phares, précise la jeune formation politique.

Avant Jil Jadid, beaucoup de formations et personnalités politiques ont demandé l’application de l’article 102 de la Constitution qui stipule que des élections présidentielles anticipées doivent être organisées dans le cas où le chef de l’Etat est dans l’incapacité totale ou partielle d’exercer ses fonctions pour cause de maladie.