Force est malheureusement de constater qu’en Algérie, certains opposants ne valent pas mieux que certains dirigeants. Preuve en est, Rachid Nekkaz, l’opposant qui promet aux Algériens la Justice, la Transparence et la Liberté, a réagi exactement comme un potentat du régime suite à une enquête d’Algériepart. 

Notre média a publié le 18 août dernier une enquête au cours de laquelle il dévoile un document officiel émanant de la Cour d’Appel de Versailles à Paris. Un document où il est étrangement mentionné que Rachid Nekkaz est de “nationalité française”. Algériepart n’est nullement responsable du contenu de ce document administratif français. Nous sommes  des journalistes. Nous recoupons des informations et récupèrons des documents officiels suite à des investigations. Ce n’est pas notre Rédaction qui a fait mention de la nationalité française de Rachid Nekkaz, mais bel et bien la Cour d’Appel de Versailles.

Cependant, au lieu de fournir des explications et de répondre à nos interrogations légitimes soulevées par ce document officiel, le sieur Rachid Nekkaz s’est lancé dans des manœuvres d’intimidation dirigées à l’encontre de notre média en nous menaçant de nous poursuivre devant un tribunal pour… Diffamation ! De quelle diffamation s’agit-il lorsque nous avons uniquement reproduit un document administratif français ? Pourquoi Rachid Nekkaz s’est emporté de la sorte si réellement il n’a rien à cacher ou se faire reprocher ?

Rachid Nekkaz a, certes, rendu public une carte de résidence française pour s’expliquer et se défendre. Toutefois, il n’a jamais répondu à ce document, encore une fois, officiel. S’il s’agit d’une erreur, pourquoi il ne demande pas des rectifications à la justice française ? Et si la thèse de l’erreur est fondée, pourquoi ne doute-il pas lui-aussi de l’acte notarié avec lequel il accable à longueur de journée le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour ? Autant de questions qui sont restées sans réponses.

Dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook, Rachid Nekkaz est allé jusqu’à nous accuser d’avoir touché de l’argent pour écrire des articles qui lui sont défavorables. Ce langage ordurier et volontairement bas ressemble exactement à celui emprunté par Bouchouareb, Sellal et les autres caciques du régime algérien que monsieur Nekkaz dénonce chaque jour dans les rues de Paris.

La fuite en avant, l’insulte, l’invective et l’intimidation, ce sont donc les mêmes armes des dirigeants algériens qu’utilise Rachid Nekkaz pour répondre à un article documenté et appuyé par une pièce administrative officielle. Une telle attitude est-elle digne d’un opposant qui se veut intègre et honnête ? Algériepart dénonce la violence des propos de Rachid Nekkaz et assure ses lecteurs que ces manœuvres d’intimidation ne feront jamais taire notre voix. Nous poursuivre nos enquêtes qui n’épargnent ni les actuels puissants dirigeants politiques ni les opposants de pacotille comme monsieur Rachid Nekkaz.