Scandale à la Fédération Équestre Algérienne (FEA).  Le premier responsable de la FEA fait en ce moment l’objet de plusieurs plaintes introduites par, entres autres, les deux cavaliers «évincés illégalement», le cavalier libanais Maitala par des cavaliers évoluant à l’étranger ainsi que par un journaliste agressé physiquement par un proche collaborateur du président. Cet agresseur est, par ailleurs, directeur du haras Hocine El-Mansour (Mostaganem), appartenant à l’actuel président de la FEA.
L’instance fédérale perdure dans sa gestion aléatoire méritant, à juste titre, le statut de fédération budgétivore du fait qu’elle engloutit des sommes colossales sans pour autant donner des résultats positifs devant refléter l’essor de la discipline équestre. Hormis ce bilan découlant d’une gestion «boiteuse» et d’une administration «assujettie» par un président qui refuse toute suggestion externe, hormis celles venant de son «cercle familial», a conduit certaines personnes lésées à introduire des plaintes, à l’image des cavaliers algériens pratiquant à l’étranger et auxquels le président «s’obstine à leur refuser les licences leur permettant de concourir sous les couleurs nationales à l’étranger», a-t-on appris de plusieurs sources concordantes.
Des plaintes au niveau du TAS 
C’est le cas également des deux cavaliers Ahmed Azzeroug Ezerraimi et Mustapha Hamdani, qui, suite à leur éviction arbitraire de la compétition du challenge FEI, ont réagi en déposant des plaintes au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports, du ministère de l’Agriculture et du TAS (Tribunal Arbitral du Sport).
Ces derniers entendent ne point baisser les bras jusqu’à obtention de leurs droits. Le Libanais Marek Maitala, un des favoris de cette compétition, a également introduit unE plainte auprès de la Fédération équestre Internationale (FEI) via la fédération libanaise suite à sa disqualification pour chute et dont il impute la responsabilité au comité organisateur de cette compétition, lequel était soumis à l’obligation de «doter les cavaliers concurrents de 8 crampons, conformément à la réglementation».
Le cavalier libanais, qui affirme que «des personnes lui auraient proposé de lui concéder 29 points et de continuer la compétition afin de le dissuader de porter plainte auprès des hautes instances internationales», refuse ce compromis et affirme que «la Fédération équestre libanaise interpellera l’instance internationale d’une manière officielle». Une affaire qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre et, par-là même, entacher l’image de la discipline équestre en Algérie. Pis encore, le comité organisateur a reconnu sa défaillance et sa responsabilité via un SMS envoyé à Myriam Maitala (nous détenons une copie expédiée via email), mère du cavalier Marek Maitala, et dans lequel le comité organisateur «donne raison au cavalier plaignant tout en reconnaissant sa défaillance».
Un journaliste brutalement agressé 
La fédération équestre algérienne est également sujette à une autre plainte introduite par un journaliste en 2015 et qui est restée sans suites pour des raisons inavouées. En effet, suite à la publication d’un article dénonçant une pratique «illégale» de la part de la FEA, ce dernier a fait l’objet d’une agression physique perpétrée par «Mahi Hadj, directeur du centre équestre de Mostaganem appartenant au président de la FEA, Metidji M’hamed Zoubir» et ce, lors de la couverture médiatique d’une assemblée générale.
Une agression qui s’est soldée par une disjonction de la clavicule droite du journaliste, lequel, certificat médical à l’appui, a introduit une plainte qui, pour des raisons furtives, «est restée sans suites».
Ces plaintes aggravent le mécontentement des présidents des centres équestres qui dénotent l’atmosphère peu réjouissante régnant au sein de cette discipline. Ce malaise général devrait susciter la réaction de la tutelle et l’inciter à rappeler à l’ordre «les gestionnaires de l’instance fédérale qui agissent en toute impunité et en totale contradiction avec la réglementation et les lois de la République».
Il va sans dire que les gestionnaires de la FEA seront comptables de leurs agissements devant leur tutelle, les présidents de centres équestres, les disciples, mais surtout devant leurs consciences.
Djamel Mentouri
Enquête menée en collaboration avec le journal Filaha Agro News