Les changements politiques vont se poursuivre en Algérie. De nouvelles nominations devront intervenir dans les jours à venir. En toute vraisemblance, il s’agit de manœuvres entrant dans le cadre d’une large mobilisation en prévision du très attendu rendez-vous électoral de 2019. 

Selon les investigations d’Algériepart, les négociations vont bon train pour nommer un nouvel ambassadeur Algérien à Paris. Le poste est vacant depuis décembre 2016. Et selon nos sources, c’est Mourad Medelci, l’actuel président du Conseil Constitutionnel, qui devra partir à Paris pour représenter et défendre les intérêts de l’Algérie. La décision n’est pas encore officielle. Elle est, pour le moment, officieuse.

Les conciliabules se poursuivent également pour trouver une nouvelle configuration au sein du Conseil Constitutionnel. Il est question de trouver un bon remplaçant à Medelci si ce dernier est officiellement dépêché à Paris. Pour l’heure, deux noms circulent dans les coulisses des salons du régime : Tayeb Louh, l’actuel ministre de la Justice, et Tayeb Belaïz, l’ex-ministre de l’Intérieur et actuellement conseiller à la Présidence. Les deux hommes sont considérés comme les soldats les plus fidèles à la famille Bouteflika. Et leur placement à la tête du conseil constitutionnel garantira une protection politique incontournable lors de la succession de 2019.

D’autres secteurs devraient être touchés par des changements dans les semaines à venir. L’institution militaire sera, selon nos informations, le terrain de ces futures transformations car la question du remplacement d’Ahmed Gaïd Salah, le général âgé de 77 ans, n’en finit pas de revenir sur le tapis. Mais, jusqu’à l’heure actuelle, ce dossier est géré avec la manière la plus hermétique au plus haut sommet de l’Etat.