L’une des plus importantes promesses du Directeur Général des Douanes lors de son installation à la tête de la Direction Générale des Douanes en date du 05 Mai 2015, était la régularisation de la situation financière et l’état d’avancement des échelons de tous les agents des douanes.

Une promesse qu’il a réitéré lors de sa visite en 2016 de la Direction Régionale des Douanes de Sétif, où il a vanté le travail accompli par la direction de l’Administration des moyens qui a procédé à la régularisation de plusieurs milliers de dossiers dans les différents grades.

Or, si en effet, des efforts ont été fournis par la nouvelle équipe dirigeante, ce qui a abouti à la régularisation de la situation de plusieurs milliers d’agents ; cette régularisation a été faite uniquement sur papier et elle n’a pas été suivie d’un règlement financier des sommes dues ni, d’ailleurs, de décisions d’avancement qui n’ont jamais vu le jour.

De ce fait, des milliers d’agents se retrouvent dans l’attente d’un rappel sur les échelons et des grades qui auraient dû être payés fin 2016, lors de l’opération de régularisation, ou du moins début de l’année en cours ou moment de la réception du nouveau budget.

Il va sans dire qu’une minorité d’agents qui ont des connaissances proches du centre de décision et de la direction de l’Administration des Moyens a été favorisée. Une partie de cette frange de privilégiés a, en effet, perçu son rappel la fin de l’année 2016 et une autre partie l’a eu en mois de Juin de l’année en cours, contrairement à la majorité des agents qui attendent avec impatience de toucher ce qui leur revient de droit.

Selon l’article 33 du décret exécutif n° n° 10-286 du 14 novembre 2010 portant le statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’administration des douanes. Les rythmes d’avancement applicables aux fonctionnaires de l’Administration des Douanes sont fixés selon deux durées, minimale et moyenne, prévues à l’article 11 du décret présidentiel n° 07-304 du 29 septembre 2007.

Ce qui veut dire qu’un fonctionnaire des douanes ouvre droit à l’avancement dans l’échelon soit tous les deux ans et demi soit dans un délai maximal de trois années. Alors que dans la réalité il existe des agents qui n’ont pas eu droit à l’avancement depuis 2005 soit plus de 12 ans. Et la majorité des agents n’ont pas vu leur situation évoluée depuis 2009, sauf bien entendu pour les personnes privilégiées.

L’autre engagement du Directeur Général des Douanes qui n’a lui aussi jamais vu le jour, c’est l’équité au sein des services l’administration des douanes. À ce propos, le chapitre relatif à la prime sur le (TEL) travail extra légal (heures de travail en dehors des heures légales 8h-16h30). Depuis maintenant près de 10 ans, la prime du TEL est répartie de sorte à privilégier les fonctionnaires travaillant dans la zone dite du centre du pays, ce qui donne une différence de rémunération de l’ordre de 10 000 DA en moyenne entre les fonctionnaires du centre et ceux des deux autres régions (Est et Ouest).

Encore une injustice laissée sans changement, eu égard à son inscription dans l’agenda du DGD, dévoilé dans le plan d’action de l’administration centrale des douanes, dans son fameux plan stratégique 2016-2019, au même titre d’ailleurs que la régularisation des avancements des échelons pour les agents.

Il est à souligner à cet égard que la date limite fixée par l’administration des douanes pour la concrétisation de ces deux objectifs était la fin de l’année 2016.  Nous nous approchons de la fin de l’année 2017 et aucune lueur d’espoir ne semble se dessiner à l’horizon, notamment avec la nouvelle politique d’austérité adoptée par le gouvernement et la réduction des budgets alloués aux différentes administrations.

L’appel à la grève générale plan déjà sur l’horizon, les sections syndicale commencent à s’organiser pour se réunir dans les prochains jours (avant la rentrée sociale) pour donner un ultimatum à l’administration centrale de trouver une solution à ce problème dans les meilleurs délais.